{"id":6198,"date":"2025-05-22T11:22:41","date_gmt":"2025-05-22T11:22:41","guid":{"rendered":"https:\/\/amhazikaron.org\/dou-viennent-les-genies\/"},"modified":"2025-08-15T05:48:31","modified_gmt":"2025-08-15T05:48:31","slug":"dou-viennent-les-genies","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/","title":{"rendered":"D&rsquo;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"6198\" class=\"elementor elementor-6198 elementor-2613\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-de0e72d e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"de0e72d\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-a830479 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"a830479\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e5011d2 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"e5011d2\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"330\" height=\"440\" src=\"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg\" class=\"attachment-large size-large wp-image-2444\" alt=\"Franz Kafka\" srcset=\"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg 330w, https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-20baa0d e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"20baa0d\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-863b4e8 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"863b4e8\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h6 style=\"text-align: center;\">Franz Kafka<\/h6>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-cfbe16d e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"cfbe16d\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-d3092d3 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"d3092d3\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Le nom de Franz Kafka, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 notre avis, un g\u00e9nie jamais vraiment appr\u00e9ci\u00e9, ne dit pas grand-chose \u00e0 la plupart des lecteurs sans pr\u00e9tention.<\/p><p>Son nom, pour la grande majorit\u00e9 de ceux qui l&rsquo;ont lu ou qui en ont seulement entendu parler, provoque une crise d&rsquo;ennui, des associations avec quelque chose de sombre, d&rsquo;incompr\u00e9hensible, d&rsquo;illogique, ou au mieux, rappelle quelques profondeurs secr\u00e8tes du subconscient.<\/p><p>N\u00e9anmoins, le nom de cet \u00e9crivain est certainement \u00e0 la mode et aucun lecteur qui se respecte ne peut admettre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas lu Franz Kafka, m\u00eame si, apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9 sur la premi\u00e8re histoire, il a claqu\u00e9 le livre de cet auteur \u00e9tonnant pour toujours.<\/p><p>En m\u00eame temps, ou plut\u00f4t, malgr\u00e9 toutes les attitudes contradictoires du public lecteur \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de cet \u00e9crivain, nous pouvons affirmer sans aucun doute que Franz Kafka n&rsquo;est pas seulement un \u00e9crivain brillant, mais aussi, sans aucun doute, l&rsquo;un des uniques proph\u00e8tes juifs de ce que l&rsquo;on appelle le \u00ab\u00a0Nouvel \u00c2ge\u00a0\u00bb.  <\/p><p>En tant qu&rsquo;\u00e9crivain, il a provoqu\u00e9 une r\u00e9volution compl\u00e8te dans la pens\u00e9e et la litt\u00e9rature, en exposant le fond de la conscience, et en tant que proph\u00e8te tragique (y avait-il des proph\u00e8tes optimistes parmi les Juifs ?), il nous a cri\u00e9 \u00e0 tous l&rsquo;horreur du Nouvel \u00c2ge europ\u00e9en, dont la civilisation europ\u00e9enne moderne est encore fi\u00e8re, comme l&rsquo;une de ses r\u00e9alisations les plus impressionnantes. La catastrophe juive, que les Europ\u00e9ens (ou plut\u00f4t les Allemands, avec le consentement tacite et la participation d&rsquo;autres nations europ\u00e9ennes) ont organis\u00e9e pour nous, n&rsquo;\u00e9tait que la suite cauchemardesque et logique de l&rsquo;horreur dont Kafka nous parlait. <\/p><p>D&rsquo;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies, et d&rsquo;o\u00f9 venait Franz Kafka ? Dans cette \u00e9tude, nous tenterons de nous appuyer sur les d\u00e9clarations et les travaux de ses biographes, notamment ceux, \u00e9minents, de Claude David, Max Brod et Elias Canneti, de ses amis, de ses parents, de ses connaissances et des femmes qui l&rsquo;ont aim\u00e9. <\/p><p>Franz lui-m\u00eame ne reconnaissait que trop bien deux lign\u00e9es familiales en lui. Et la premi\u00e8re est certainement la branche Kafka, marqu\u00e9e, selon lui, par \u00ab\u00a0la force, la sant\u00e9, le bon app\u00e9tit, la voix forte, le don de la parole, la confiance en soi, le sentiment de sup\u00e9riorit\u00e9 sur tout le monde, la pers\u00e9v\u00e9rance, l&rsquo;esprit, la connaissance des gens et une certaine noblesse\u00a0\u00bb. Notez, entre parenth\u00e8ses, combien de fortes qualit\u00e9s positives, voire excellentes, dotent cette famille Franz lui-m\u00eame &#8211; alors que c&rsquo;est avec ces proches, et en premier lieu avec son p\u00e8re Hermann Kafka, que ses relations furent difficiles, pour ne pas dire terribles. Ces proches n&rsquo;ont jamais pu le comprendre, et lui n&rsquo;a jamais pu les comprendre.     <\/p><p>Une autre branche est la lign\u00e9e maternelle de la famille L\u00f6wy, qu&rsquo;il dote de qualit\u00e9s quelque peu diff\u00e9rentes, outre la m\u00eame \u00ab\u00a0pers\u00e9v\u00e9rance\u00a0\u00bb, tout le contraire &#8211; \u00ab\u00a0sensibilit\u00e9, sens de la justice, agitation\u00a0\u00bb. Dans sa fameuse \u00ab\u00a0Lettre \u00e0 son p\u00e8re\u00a0\u00bb, que, selon son biographe, \u00ab\u00a0il n&rsquo;a jamais lue\u00a0\u00bb, il se d\u00e9clare ouvertement, et m\u00eame avec insistance, un L\u00f6wy, tout au plus, \u00ab\u00a0avec un peu d&rsquo;exp\u00e9rience de Kafka\u00a0\u00bb. <\/p><p>Qui sont les Kafka ? Et que signifie leur nom de famille ? Les r\u00e9ponses \u00e0 ces deux questions sont plut\u00f4t prosa\u00efques. Commen\u00e7ons par la seconde. Comme le soulignent les chercheurs, \u00ab\u00a0la consonance du nom de famille Kafka est clairement tch\u00e8que : Kafka est un choucas, et le choucas servira, \u00e0 l&rsquo;avenir, d&#8217;embl\u00e8me \u00e0 leur maison de commerce\u00a0\u00bb. Ce nom de famille a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 la famille, tr\u00e8s probablement, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Joseph II, c&rsquo;est-\u00e0-dire en vertu de son c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9cret de 1797, selon lequel \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;au 1er janvier 1798, tous les Juifs de l&rsquo;Empire austro-hongrois devaient adopter des noms de famille\u00a0\u00bb, obtenant ainsi un statut civil. Le nom de famille provenait apparemment du surnom du fondateur de cette famille. Nous ne savons pas pourquoi ce surnom est apparu. Peut-\u00eatre est-il n\u00e9 de \u00ab\u00a0noir comme un choucas\u00a0\u00bb.       <\/p><p>Franz d\u00e9testait son nom de famille, surtout les deux \u00ab\u00a0k\u00a0\u00bb. Alors, qui sont ces gens que l&rsquo;on surnommait autrefois d&rsquo;un surnom aussi peu judicieux que \u00ab\u00a0Galka\u00a0\u00bb ? Voici ce que nous savons, d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9tude de David sur ces personnes fortes, en bonne sant\u00e9, dot\u00e9es d&rsquo;un excellent app\u00e9tit et d&rsquo;une voix puissante. \u00ab\u00a0La famille de Kafka \u00e9tait connue pour sa taille g\u00e9ante. On raconte que le grand-p\u00e8re, Jacob Kafka, boucher \u00e0 Vossek, pouvait soulever un sac de farine avec ses dents. Tous les membres de la famille \u00e9taient grands, m\u00eame les s\u0153urs de Franz. Mais lui-m\u00eame avait honte de sa grande taille, qui lui donnait l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre non pas fort, mais fr\u00eale, maladroit et ridicule. Dans sa g\u00e9n\u00e9alogie, Kafka ne remonte pas plus loin que son grand-p\u00e8re Jacob, celui-l\u00e0 m\u00eame qui a d\u00fb attendre la r\u00e9volution de 1848 pour pouvoir se marier et qui vivait dans la ville de Vossek.       <\/p><p>Vossek est un village du sud de la Boh\u00eame. Il \u00e9tait habit\u00e9 par des Tch\u00e8ques et des Juifs. La vie \u00e0 Vossek \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9e par une extr\u00eame mis\u00e8re. La maison ancestrale de Hermann Kafka a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e &#8211; une hutte au toit de chaume. Tous dormaient dans la m\u00eame pi\u00e8ce : Jakob Kafka, ses quatre fils et ses deux filles. Le p\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain fait revivre \u00e0 plusieurs reprises les ann\u00e9es difficiles de son enfance : la faim, lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas assez de pommes de terre, le froid, qui provoquait sur ses chevilles des plaies ouvertes qui ne gu\u00e9rissaient pas ; \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de sept ans, Hermann Kafka \u00e9tait contraint d&rsquo;aller de village en village en poussant une charrette \u00e0 bras, sa s\u0153ur Julia \u00e9tait envoy\u00e9e dans une famille en tant que cuisini\u00e8re. Comme Franz se souvient des r\u00e9cits de son p\u00e8re, \u00ab\u00a0elle devait faire ses courses par un froid glacial dans sa petite jupe tremp\u00e9e, la peau de ses jambes se crevassant, la petite jupe gelant et ne s\u00e9chant que le soir au lit\u00a0\u00bb.      <\/p><p>Hermann Kafka, lui, reprochait \u00e0 ses enfants de ne pas conna\u00eetre ces souffrances : \u00ab\u00a0Qui le sait aujourd&rsquo;hui ? Que peuvent en savoir les enfants ! Personne n&rsquo;a souffert de la sorte ! Comment un enfant d&rsquo;aujourd&rsquo;hui peut-il le comprendre ? En m\u00eame temps, le m\u00eame biographe exprime quelques doutes sur la v\u00e9racit\u00e9 absolue de ces histoires, qui sont devenues une l\u00e9gende familiale chez les Kafoks. \u00ab\u00a0En v\u00e9rit\u00e9, les photographies qui ont surv\u00e9cu, qui montrent Jakob Kafka et sa femme habill\u00e9s comme de vrais bourgeois et qui ont l&rsquo;air de gens tr\u00e8s prosp\u00e8res, sugg\u00e8rent que cette pauvret\u00e9 extr\u00eame n&rsquo;a pas toujours \u00e9t\u00e9, ou que la m\u00e9moire a peu \u00e0 peu terni et l\u00e9g\u00e8rement mystifi\u00e9 le pass\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p><p>Voici une br\u00e8ve biographie du p\u00e8re de Franz. Le pauvre juif Herman Kafka, apr\u00e8s avoir servi trois ans dans l&rsquo;arm\u00e9e imp\u00e9riale, arrive \u00e0 Prague en 1881 et \u00e9pouse un an plus tard Julia L\u00f6wy, \u00ab\u00a0une jeune fille issue d&rsquo;une famille de riches drapiers de province, qui \u00e9taient en m\u00eame temps propri\u00e9taires d&rsquo;une brasserie\u00a0\u00bb. Ecoutons le biographe : \u00ab\u00a0Julia L\u00f6wy apportait sans aucun doute une dot tr\u00e8s substantielle, et il est difficile d&rsquo;imaginer que cette riche famille accepterait un petit commer\u00e7ant sans moyens.\u00a0\u00bb  <\/p><p>En 1881, Hermann ouvre un magasin de mode dans la Zeltnerstrasse et les affaires commencent \u00e0 prosp\u00e9rer. Hermann s&rsquo;enrichit et transforme bient\u00f4t le petit magasin en une grande entreprise de vente en gros, qui se trouve d\u00e9sormais \u00ab\u00a0au rez-de-chauss\u00e9e du magnifique palais Kinski, sur la grande place de la vieille ville\u00a0\u00bb. Herman est \u00ab\u00a0riche\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0a r\u00e9ussi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0s&rsquo;est accompli\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0a atteint son but\u00a0\u00bb et, en tout cas, devance tous ses fr\u00e8res et s\u0153urs. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on ne sait rien des s\u0153urs, Anna et Julia, qui semblent avoir disparu dans l&rsquo;obscurit\u00e9, et des fr\u00e8res&#8230;..   <\/p><p>Leur destin est retrac\u00e9 de mani\u00e8re assez d\u00e9taill\u00e9e. Ludwig a d&rsquo;abord travaill\u00e9 dans le magasin de Hermann, puis est devenu un petit agent d&rsquo;assurance et n&rsquo;a apparemment rien fait d&rsquo;autre de sa vie. Heinrich mourut jeune, sa fille Irma, en mauvaise sant\u00e9 et avec un mari malheureux, travailla longtemps dans le m\u00eame magasin que son oncle Hermann. Franz Kafka se souvient que m\u00eame lors des fun\u00e9railles, son p\u00e8re n&rsquo;a pas eu un mot gentil pour elle. La seule chose que Hermann a pu dire est : \u00ab\u00a0La pauvre Irma m&rsquo;a l\u00e9gu\u00e9 un joli cochon\u00a0\u00bb.    <\/p><p>Philip, le dernier fr\u00e8re d&rsquo;Hermann, poss\u00e8de une petite entreprise dans une ville tch\u00e8que isol\u00e9e. L&rsquo;un des fils de Philip meurt tr\u00e8s jeune en 1901. Trois de ses autres fils et deux des fils d&rsquo;Herman \u00e9migrent. Quatre d&rsquo;entre eux partent pour les \u00c9tats-Unis, un pour le Paraguay.   <\/p><p>\u00ab\u00a0La famille Kafka n&rsquo;a qu&rsquo;un seul cousin de Franz, Robert, le cinqui\u00e8me fils de Philippe, qui devient un avocat tr\u00e8s populaire et est admir\u00e9 par Franz : \u00ab\u00a0Mon cousin est un homme excellent. Il devient un avocat assez populaire et est admir\u00e9 par Franz : \u00ab\u00a0Mon cousin est un homme excellent. Quand ce Robert, \u00e2g\u00e9 d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es, venait le soir \u00e0 la piscine de Sophia &#8211; il ne pouvait pas venir plus t\u00f4t, c&rsquo;\u00e9tait un avocat, un homme tr\u00e8s occup\u00e9, plus pr\u00e9occup\u00e9 par le travail que par le plaisir &#8211; quand il venait le soir apr\u00e8s cinq heures, il se d\u00e9shabillait en quelques mouvements rapides, se jetait \u00e0 l&rsquo;eau et nageait avec la puissance d&rsquo;un beau fauve, tout ruisselant d&rsquo;eau, les yeux \u00e9tincelants, et nageait imm\u00e9diatement vers le barrage, il \u00e9tait brillant.\u00a0\u00bb Dans \u00ab\u00a0brillant\u00a0\u00bb, Robert Franz admire toutes les qualit\u00e9s qui lui font d\u00e9faut. Cependant, en se souvenant de Robert, il ajoute : \u00ab\u00a0Et six mois plus tard, il est mort : \u00ab\u00a0Et six mois plus tard, il est mort, tortur\u00e9 inutilement par les m\u00e9decins\u00a0\u00bb.   <\/p><p>D&rsquo;ailleurs, de la famille Kafka est issu un autre homme, encore plus chanceux que Robert. Comme l&rsquo;\u00e9crit Claude David, \u00ab\u00a0il s&rsquo;agit de Bruno Kafka, dont le nom, pourtant jamais mentionn\u00e9 dans le \u00ab\u00a0Journal\u00a0\u00bb de l&rsquo;\u00e9crivain, ni dans sa correspondance, \u00e9tait le fils d&rsquo;un des fr\u00e8res du grand-p\u00e8re Jacob. Il avait presque le m\u00eame \u00e2ge que l&rsquo;\u00e9crivain, mais sa carri\u00e8re a pris une tournure tr\u00e8s diff\u00e9rente. Fils d&rsquo;un avocat, il se convertit au christianisme, devient professeur de droit, doyen de la facult\u00e9, puis recteur de l&rsquo;universit\u00e9. Apr\u00e8s la guerre, Bruno Kafka est d\u00e9put\u00e9, r\u00e9dacteur en chef de Bohemia, l&rsquo;un des principaux journaux de Prague, et, sans sa mort pr\u00e9matur\u00e9e, il aurait probablement jou\u00e9 un r\u00f4le important dans l&rsquo;histoire de la Tch\u00e9coslovaquie. Max Brod, qui le d\u00e9testait, rapporte qu&rsquo;il avait une certaine ressemblance physique avec son cousin Franz : \u00ab\u00a0Des cheveux noirs comme de la poix, des yeux \u00e9tincelants, le m\u00eame courage dans le visage &#8211; m\u00eame les mouvements indiquent la noblesse d&rsquo;une personnalit\u00e9 exceptionnelle. Seulement, chez Franz, tout \u00e9tait plus digne et plus doux ; chez Bruno, c&rsquo;\u00e9tait proche de la caricature, avec une tendance \u00e0 la fraude ing\u00e9nieuse, \u00e0 la violence et m\u00eame au sadisme. C&rsquo;est du moins ainsi qu&rsquo;il apparaissait \u00e0 Max Brod, qui ne s&rsquo;entendait pas toujours avec Bruno. Tels \u00e9taient ces Kafka\u00efens dont Franz enviait l&rsquo;\u00e9nergie, mais auxquels il ne voulait pas appartenir\u00a0\u00bb.       <\/p><p>La famille L\u00f6wy, \u00e0 laquelle appartenait la m\u00e8re de l&rsquo;auteur, \u00e9tait encore plus \u00ab\u00a0prosp\u00e8re\u00a0\u00bb que les Kafki en termes de sens de l&rsquo;entreprise. Les deux familles se ressemblent \u00e0 certains \u00e9gards. Les deux familles \u00e9taient compos\u00e9es de Juifs assimil\u00e9s, tous deux \u00ab\u00a0issus de commer\u00e7ants de province\u00a0\u00bb.  <\/p><p>N\u00e9anmoins, les L\u00f6wy se distinguent des diligents Kafoks. Dans l&rsquo;atmosph\u00e8re de la famille L\u00f6wy, il y avait encore un peu d&rsquo;air, un contrecoup, une faille, m\u00eame si elle \u00e9tait petite, dans ce pragmatisme rigide de magasin, une \u00ab\u00a0impression d&rsquo;instabilit\u00e9\u00a0\u00bb, quelque chose qui ne pouvait pas \u00eatre programm\u00e9. <\/p><p>Par exemple, il y avait beaucoup de c\u00e9libataires parmi eux, ce qui \u00e9tait extr\u00eamement atypique pour de telles familles. En g\u00e9n\u00e9ral, sur les cinq fr\u00e8res et demi-fr\u00e8res de Julia, la m\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain (son p\u00e8re s&rsquo;est remari\u00e9 peu apr\u00e8s la mort de sa jeune \u00e9pouse), seuls deux ont fond\u00e9 une famille. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, Alfred, parti en Espagne et devenu directeur des chemins de fer de Madrid, \u00e9tait, comme le souligne le biographe, \u00ab\u00a0une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 familiale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C&rsquo;est apparemment lui qui, dans \u00ab\u00a0Le Proc\u00e8s\u00a0\u00bb, est devenu le prototype de \u00ab\u00a0l&rsquo;oncle de province\u00a0\u00bb, pompeux, imp\u00e9rieux, dont les entreprises se soldent pourtant le plus souvent par des \u00e9checs. Kafka ne le d\u00e9testait pas, il trouvait un langage commun avec son oncle bien mieux qu&rsquo;avec ses parents. Mais surtout, Alfred L\u00f6wy \u00e9tait pour lui le symbole du c\u00e9libataire\u00a0\u00bb.     <\/p><p>L&rsquo;autre fr\u00e8re de sa m\u00e8re et oncle pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Franz, Siegfried L\u00f6wy, chez qui il se rend souvent en vacances \u00e0 Trieste, a choisi une profession \u00e9trange pour la famille, celle de m\u00e9decin de campagne. Lui aussi reste c\u00e9libataire et, s\u00e9journant \u00e0 la campagne, contemple la nature et le silence. Franz \u00e9crit dans son journal qu&rsquo;il a \u00ab\u00a0un esprit d&rsquo;une minceur inhumaine, un esprit de c\u00e9libataire, un esprit d&rsquo;oiseau qui semble jaillir d&rsquo;un gosier trop \u00e9troit\u00a0\u00bb. Il vit donc au village, profond\u00e9ment enracin\u00e9, satisfait, comme on l&rsquo;est lorsqu&rsquo;un l\u00e9ger d\u00e9lire, pris pour la m\u00e9lodie de la vie, nous rend heureux\u00a0\u00bb.  <\/p><p>L&rsquo;autre oncle de Franz, Josef, n&rsquo;en fait pas moins, mais il est encore plus extravagant : il part au bout du monde, au Congo exotique, \u00e9pouse une Fran\u00e7aise et s&rsquo;installe \u00e0 Paris. Les biographes n&rsquo;ont rien \u00e0 dire sur un autre fr\u00e8re de sa m\u00e8re, Richard L\u00f6wy, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;il \u00ab\u00a0\u00e9tait un obscur petit commer\u00e7ant\u00a0\u00bb. <\/p><p>Le dernier fr\u00e8re de Julia Kafka, Rudolf, reste lui aussi c\u00e9libataire \u00e0 vie. Rudolf est consid\u00e9r\u00e9 dans la famille comme un \u00ab\u00a0perdant\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0bizarre\u00a0\u00bb, un \u00ab\u00a0dr\u00f4le d&rsquo;homme\u00a0\u00bb ou, comme l&rsquo;\u00e9crit Franz, \u00ab\u00a0incompr\u00e9hensible, trop aimable, trop modeste, solitaire et pourtant bavard\u00a0\u00bb. Il embrasse le christianisme, ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 inexplicable en soi, il vit avec son p\u00e8re et se heurte \u00e0 lui toute sa vie, et pour tout cela, il n&rsquo;est \u00ab\u00a0qu&rsquo;un comptable dans une brasserie\u00a0\u00bb. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;un de ses anc\u00eatres et de ceux de Franz, le fils de l&rsquo;arri\u00e8re-arri\u00e8re-grand-p\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain, Joseph, a lui aussi renonc\u00e9 \u00e0 la foi de ses p\u00e8res, ce qui lui a valu une attitude correspondante dans la famille. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on peut dire que Rudolf \u00e9tait une parabole familiale. Lorsque le petit Franz faisait quelque chose qui paraissait \u00e0 son p\u00e8re d&rsquo;une stupidit\u00e9 impensable, Herman Kafka avait l&rsquo;habitude de s&rsquo;exclamer : \u00ab\u00a0Tu ressembles \u00e0 Rodolphe\u00a0\u00bb. Il semble que cette comparaison soit devenue si courante dans la famille que Franz lui-m\u00eame y croyait en partie. En tout cas, en 1922, apr\u00e8s la mort de Rudolf, il \u00e9crit dans son journal : \u00ab\u00a0La ressemblance avec l&rsquo;oncle R. est frappante et plus encore : tous deux sont calmes (moi &#8211; moins), tous deux d\u00e9pendent de leurs parents (moi &#8211; plus), en inimiti\u00e9 avec leur p\u00e8re, aim\u00e9s de leur m\u00e8re &#8230;, tous deux sont timides, super modestes (lui &#8211; plus), tous deux sont consid\u00e9r\u00e9s comme des gens nobles, bons, ce qui est tout \u00e0 fait faux en ce qui me concerne et, pour autant que je sache, ne correspond gu\u00e8re \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 en ce qui le concerne &#8230;..tous deux sont d&rsquo;abord hypocondriaques puis vraiment malades, tous deux, bien qu&rsquo;oisifs, sont bien pourvus par le monde (lui, en tant qu&rsquo;oisif moindre, est bien plus mal pourvu, pour autant qu&rsquo;on puisse le comparer) tous deux sont des fonctionnaires (lui est le meilleur), tous deux ont les vies les plus monotones, tous deux sont sous-d\u00e9velopp\u00e9s, tous deux sont jeunes jusqu&rsquo;\u00e0 la fin &#8211; le mot \u00ab\u00a0jeune\u00a0\u00bb est plus juste que \u00ab\u00a0pr\u00e9serv\u00e9\u00a0\u00bb &#8211; tous deux sont proches de la folie, lui, loin d&rsquo;\u00eatre juif, avec un courage inou\u00ef, avec un d\u00e9sespoir inou\u00ef (par lequel on peut juger de l&rsquo;importance de la menace de la folie), a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin &#8230;&#8230; Il n&rsquo;est pas vrai non plus qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas aimable, je n&rsquo;ai jamais remarqu\u00e9 en lui une trace d&rsquo;avarice, d&rsquo;envie, de haine, de cupidit\u00e9 ; et il \u00e9tait trop faible pour aider lui-m\u00eame les autres. Il \u00e9tait infiniment plus innocent que moi, il n&rsquo;y a pas de comparaison possible. Dans les d\u00e9tails, il \u00e9tait une caricature de moi, dans les grandes lignes, je suis une caricature de lui\u00a0\u00bb. C&rsquo;est ainsi que Franz, comme l&rsquo;\u00e9crit Claude David, a tent\u00e9 de se reconna\u00eetre dans Rodolphe, dans son destin qui, comme l&rsquo;\u00e9crivait alors l&rsquo;\u00e9crivain, lui est destin\u00e9 et dans l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 de L\u00f6wy.         <\/p><p>Connaissant maintenant le destin de cet homme brillant, nous pouvons nous rendre compte de l&rsquo;ampleur des illusions qu&rsquo;il avait sur lui-m\u00eame. Mais Franz en \u00e9tait presque certain &#8211; il lui semblait anticiper sa propre folie &#8211; il se souvenait du fr\u00e8re de sa grand-m\u00e8re maternelle Esther, dont il ne savait rien, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;on l&rsquo;avait toujours appel\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;oncle fou Nathan\u00a0\u00bb.   <\/p><p>Franz s&rsquo;est toujours soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;\u00eatre fou, alors que le monde qui l&rsquo;entourait l&rsquo;\u00e9tait depuis longtemps. Il est possible que son sentiment de trag\u00e9die personnelle ait \u00e9t\u00e9 si fort parce qu&rsquo;il \u00e9tait l&rsquo;un des rares proph\u00e8tes \u00e0 reconna\u00eetre la folie du monde qui l&rsquo;entourait tout en se reprochant son incapacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e0 la hauteur. Il \u00e9tait comme un funambule, dansant une danse \u00e9trange et impensable sur le fil, un funambule non pas par choix mais par contrainte. Au-del\u00e0 des limites du fil, c&rsquo;est la folie qui est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e &#8211; une folie ordinaire, habituelle, r\u00e9pandue.   <\/p><p>Alors, d&rsquo;o\u00f9 vient le proph\u00e8te dans une famille compos\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de cent pour cent de boutiquiers, de marchands et de tenanciers de brasseries ? Dans la g\u00e9n\u00e9alogie de Franz Kafka, il y avait une autre lign\u00e9e, envelopp\u00e9e de l\u00e9gendes presque sacr\u00e9es, dans laquelle, comme l&rsquo;\u00e9crit Claude David, \u00ab\u00a0des traces de spiritualit\u00e9 sont perceptibles\u00a0\u00bb. <\/p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une lign\u00e9e de Porias. Porias est le nom de famille de la grand-m\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain. Franz lui-m\u00eame ne savait pas grand-chose de cette branche de la famille, il connaissait surtout des l\u00e9gendes familiales qui, apr\u00e8s un certain temps, semblaient presque des l\u00e9gendes. Dans son journal, il rapporte les paroles de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre sur son arri\u00e8re-arri\u00e8re-grand-p\u00e8re Joseph Porias, qui vivait au XVIIIe si\u00e8cle : \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait un homme extr\u00eamement cultiv\u00e9, aussi respect\u00e9 par les chr\u00e9tiens que par les juifs. Lors d&rsquo;un incendie, gr\u00e2ce \u00e0 sa pi\u00e9t\u00e9, un miracle s&rsquo;est produit : le feu n&rsquo;a pas touch\u00e9 sa maison et elle a surv\u00e9cu, alors que toutes les maisons environnantes ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9es.   <\/p><p>Comme le souligne le biographe, \u00ab\u00a0la m\u00e8re de Kafka connaissait cependant Adam Porias, son grand-p\u00e8re, le fils de Joseph, car elle avait six ans lorsqu&rsquo;il est mort. C&rsquo;\u00e9tait un rabbin qui pratiquait \u00e9galement la circoncision (c&rsquo;est-\u00e0-dire un mohel), et il \u00e9tait \u00e9galement drapier. Elle parle de lui comme d&rsquo;un homme \u00ab\u00a0tr\u00e8s pieux et tr\u00e8s \u00e9rudit, avec une longue barbe blanche\u00a0\u00bb. Elle se souvient qu&rsquo;\u00e0 sa mort, elle devait \u00ab\u00a0tenir les doigts du mort et lui demander pardon pour toutes les transgressions qu&rsquo;elle avait pu commettre \u00e0 son \u00e9gard\u00a0\u00bb. Elle n&rsquo;a pas oubli\u00e9 que ce grand-p\u00e8re pratiquait scrupuleusement le bain prescrit par le canon religieux : \u00ab\u00a0Il se baignait tous les jours dans la rivi\u00e8re, m\u00eame en hiver. Pour cela, il devait faire un trou dans la glace avec une hache\u00a0\u00bb. Que sait encore l&rsquo;\u00e9crivain sur la famille Porias ? Pas grand-chose. Par exemple, que Sarah, la femme de l&rsquo;arri\u00e8re-grand-p\u00e8re d&rsquo;Adam Porias, n&rsquo;a pas support\u00e9 la mort de sa fille, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de vingt-huit ans du typhus, et qu&rsquo;elle s&rsquo;est jet\u00e9e dans l&rsquo;Elbe. C&rsquo;est tout, ou presque, hormis l&rsquo;atmosph\u00e8re des l\u00e9gendes, ce que l&rsquo;on savait de la famille Porias.      <\/p><p>Nous avons entrepris nos propres recherches sur cette famille et voici les informations compl\u00e9mentaires qui nous sont parvenues. Pa(o)rias est un nom de famille d&rsquo;origine espagnole ou portugaise. La migration de cette branche de la famille est pass\u00e9e par l&rsquo;Italie vers la Boh\u00eame et la Tch\u00e9coslovaquie qui sont entr\u00e9es par la suite dans l&rsquo;Empire austro-hongrois. L&rsquo;un des chercheurs, Porgesov, a effectu\u00e9 un examen phon\u00e9tique et linguistique de l&rsquo;orthographe et de la prononciation du nom de famille Parias dans diff\u00e9rents pays d&rsquo;Europe. En italien, ce nom a l&rsquo;orthographe Parjas ou Parges, qui se prononce Parjas ou Parias.    <\/p><p>Lorsque la famille s&rsquo;est install\u00e9e dans les pays germaniques et slaves, l&rsquo;orthographe et la prononciation du nom de famille se sont modifi\u00e9es. Les branches de la famille dont les nouveaux documents ont \u00e9t\u00e9 copi\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;anciens documents italiens ont conserv\u00e9 l&rsquo;orthographe correcte, mais ont perdu la prononciation d&rsquo;origine et sont donc devenues des Parges et des Porges. Les m\u00eames familles dont les documents ont \u00e9t\u00e9 compil\u00e9s sur la base d&rsquo;informations orales ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire le nom de famille conform\u00e9ment aux r\u00e8gles de la phon\u00e9tique locale, c&rsquo;est-\u00e0-dire Porias et Parias. Ainsi, d&rsquo;une famille Parjas (Parges) sont n\u00e9s deux nouveaux noms de famille Parges et Parias, qui sont en fait un seul et m\u00eame nom g\u00e9n\u00e9rique.   <\/p><p>En faisant des recherches sur cette famille, nous avons enfin pu r\u00e9pondre \u00e0 notre principale question : d&rsquo;o\u00f9 venait Franz Kafka, cet \u00e9crivain et proph\u00e8te unique en son genre. Il s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 que la famille Parias (Parges) a donn\u00e9 au monde de nombreux rabbins et talmudistes c\u00e9l\u00e8bres et, plus tard, d\u00e8s le XXe si\u00e8cle, des \u00e9crivains et des personnalit\u00e9s culturelles. En voici quelques-uns :  <\/p><p>Moshe, fils d&rsquo;Isra\u00ebl Naftali Hirsch Porges, est n\u00e9 en 1600 \u00e0 Prague et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1670 \u00e0 J\u00e9rusalem. Il fut rabbin \u00e0 Prague, puis \u00e9missaire de la communaut\u00e9 ashk\u00e9naze \u00e0 J\u00e9rusalem. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il re\u00e7ut \u00e9galement le surnom de Prager. La communaut\u00e9 juive de la Terre promise \u00e9tait soutenue dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 par les dons g\u00e9n\u00e9reux des Juifs polonais. Pendant les ann\u00e9es des pogroms de Khmelnitsky en Ukraine et en Pologne, la situation \u00e9conomique de la communaut\u00e9 ashk\u00e9naze en Eretz Isra\u00ebl s&rsquo;est fortement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. Il est d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;envoyer Moshe en Europe pour collecter des dons. En 1650, alors qu&rsquo;il accomplit sa mission, Moshe r\u00e9dige un petit ouvrage illustr\u00e9 sur la vie juive en Isra\u00ebl : \u00ab\u00a0Les chemins de Sion\u00a0\u00bb. Cet ouvrage ne fut publi\u00e9 qu&rsquo;une seule fois, mais il gagna le c\u0153ur des Juifs europ\u00e9ens, qui r\u00e9pondirent g\u00e9n\u00e9reusement au talent de l&rsquo;\u00e9crivain : la mission \u00e9tait accomplie et les probl\u00e8mes \u00e9conomiques \u00e9taient r\u00e9solus.       <\/p><p>Aaron, fils de Benjamin Porges (Porjes), est n\u00e9 \u00e0 Prague en 1650. En tant que rabbin de Prague, il a \u00e9crit un ouvrage c\u00e9l\u00e8bre, le Souvenir d&rsquo;Aaron, sur les anciens rites juifs concernant la mort et les d\u00e9funts. <\/p><p>Yosef, fils de Yehuda Leib Porges, c\u00e9l\u00e8bre auteur qui \u00e9crivit en h\u00e9breu au d\u00e9but du 18e si\u00e8cle.<\/p><p>Au XIXe si\u00e8cle, le dramaturge Karl Porges, le peintre Ingatz Yosef Porges, le rabbin et bibliographe Natan Porges, le compositeur Heinrich Porges et sa fille, l&rsquo;\u00e9crivain, dramaturge et actrice Elsa Bernstein, ont tous travaill\u00e9 en Europe.<\/p><p>Au XXe si\u00e8cle, cette famille a donn\u00e9 au monde Franz Kafka.<\/p><p>La famille Porias, comme beaucoup d&rsquo;autres familles juives europ\u00e9ennes, a \u00e9tendu ses branches au-del\u00e0 de l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique. L\u00e0-bas, aux \u00c9tats-Unis, Friedrich Porges est \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;Hollywood, les fr\u00e8res Arthur et Irwin Porges cr\u00e9ent, et Fred Astaire, le plus c\u00e9l\u00e8bre danseur de son temps, lui aussi descendant de cette c\u00e9l\u00e8bre famille, conquiert les c\u0153urs par sa danse. <\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franz Kafka Le nom de Franz Kafka, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 notre avis, un g\u00e9nie jamais vraiment appr\u00e9ci\u00e9, ne dit pas grand-chose \u00e0 la plupart des lecteurs sans pr\u00e9tention. Son nom, pour la grande majorit\u00e9 de ceux qui l&rsquo;ont lu ou qui en ont seulement entendu parler, provoque une crise d&rsquo;ennui, des associations avec quelque chose [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-6198","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>D&#039;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"D&#039;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Franz Kafka Le nom de Franz Kafka, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 notre avis, un g\u00e9nie jamais vraiment appr\u00e9ci\u00e9, ne dit pas grand-chose \u00e0 la plupart des lecteurs sans pr\u00e9tention. Son nom, pour la grande majorit\u00e9 de ceux qui l&rsquo;ont lu ou qui en ont seulement entendu parler, provoque une crise d&rsquo;ennui, des associations avec quelque chose [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Am haZikaron\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/jewage\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-08-15T05:48:31+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"330\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"440\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@AmhaZikaron\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/\",\"name\":\"D'o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/05\\\/Kafka.jpg\",\"datePublished\":\"2025-05-22T11:22:41+00:00\",\"dateModified\":\"2025-08-15T05:48:31+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/05\\\/Kafka.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/05\\\/Kafka.jpg\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/dou-viennent-les-genies\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"\u0413\u043b\u0430\u0432\u043d\u0430\u044f \u0441\u0442\u0440\u0430\u043d\u0438\u0446\u0430\",\"item\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/principal\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"D&#8217;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Am haZikaron\",\"description\":\"\u0418\u043d\u0441\u0442\u0438\u0442\u0443\u0442 \u043d\u0430\u0443\u043a\u0438, \u043a\u0443\u043b\u044c\u0442\u0443\u0440\u044b \u0438 \u043d\u0430\u0441\u043b\u0435\u0434\u0438\u044f \u0435\u0432\u0440\u0435\u0439\u0441\u043a\u043e\u0433\u043e \u043d\u0430\u0440\u043e\u0434\u0430\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#organization\",\"name\":\"Am haZikaron\",\"url\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/logo.svg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/04\\\/logo.svg\",\"width\":48,\"height\":48,\"caption\":\"Am haZikaron\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/amhazikaron.org\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/jewage\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/AmhaZikaron\"]}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"D'o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"D'o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron","og_description":"Franz Kafka Le nom de Franz Kafka, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 notre avis, un g\u00e9nie jamais vraiment appr\u00e9ci\u00e9, ne dit pas grand-chose \u00e0 la plupart des lecteurs sans pr\u00e9tention. Son nom, pour la grande majorit\u00e9 de ceux qui l&rsquo;ont lu ou qui en ont seulement entendu parler, provoque une crise d&rsquo;ennui, des associations avec quelque chose [&hellip;]","og_url":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/","og_site_name":"Am haZikaron","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/jewage","article_modified_time":"2025-08-15T05:48:31+00:00","og_image":[{"width":330,"height":440,"url":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg","type":"image\/jpeg"}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@AmhaZikaron","twitter_misc":{"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/","url":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/","name":"D'o\u00f9 viennent les g\u00e9nies - Am haZikaron","isPartOf":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg","datePublished":"2025-05-22T11:22:41+00:00","dateModified":"2025-08-15T05:48:31+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/#primaryimage","url":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg","contentUrl":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Kafka.jpg"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/dou-viennent-les-genies\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"\u0413\u043b\u0430\u0432\u043d\u0430\u044f \u0441\u0442\u0440\u0430\u043d\u0438\u0446\u0430","item":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/principal\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"D&#8217;o\u00f9 viennent les g\u00e9nies"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#website","url":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/","name":"Am haZikaron","description":"\u0418\u043d\u0441\u0442\u0438\u0442\u0443\u0442 \u043d\u0430\u0443\u043a\u0438, \u043a\u0443\u043b\u044c\u0442\u0443\u0440\u044b \u0438 \u043d\u0430\u0441\u043b\u0435\u0434\u0438\u044f \u0435\u0432\u0440\u0435\u0439\u0441\u043a\u043e\u0433\u043e \u043d\u0430\u0440\u043e\u0434\u0430","publisher":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#organization","name":"Am haZikaron","url":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/logo.svg","contentUrl":"https:\/\/amhazikaron.org\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/logo.svg","width":48,"height":48,"caption":"Am haZikaron"},"image":{"@id":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/jewage","https:\/\/x.com\/AmhaZikaron"]}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6198","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6198"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6198\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6199,"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6198\/revisions\/6199"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amhazikaron.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}